C’est la pause !

Bonjour,

Pas de nouvelles depuis quelques temps car je suis blessé. Petite déchirure musculaire sur l’arrière de la cuisse, rien que ça. Tout va bien…  Je me suis fais ça il y a 3 semaines, depuis ca va mieux mais je suis interdit de sport jusqu’à début aout minimum. Dur dur quand on a pris l’habitude de s’aérer la tête en allant courir.

De plus, je change de job et je déménage. Je reviens dans le 64 du côté de Pau courant septembre, ça c’est cool mais je vais avoir beaucoup de choses à préparer.

Une fois que tout sera bien calé, je reviendrai vous raconter mes exploits sportifs avec cette fois une découverte des courses dans le 64, surtout côté basque. J’en salive déjà.

Donc blog en pause pour quelques temps, à bientôt :)

C'est la pause ! pause

Les montées d’adrénalines de St André de Cubzac 2012, c’est fait

Bonjour,

 

Samedi dernier, je me présentais pour la seconde année consécutive aux montées d’adrénalines, un trail sympa de 12 kms et 300 de D+ à St André de Cubzac.

L’année dernière, cela avait été très dur et après un bon début de course, j’avais fini complètement à la ramasse.

En effet, le 1er km est tout en montée, comme une bonne partie de la fin de course. Parti trop vite, j’avais littéralement explosé et finit à la peine.

Je voulais voir cette année comment j’allais me comporter sur ce tracé plutot exigeant pour une course girondine. En effet, les quelques trails que j’ai fait au pays basque m’ont fait comprendre ce qu’était le vrai dénivelé. Cela m’a permis de bien relativiser le parcours de ces montées d’adrénalines.

Le départ est donné sur les coups de 18h, il fait bon, pas trop chaud ni trop froid, un temps couvert avec une légère brise, bref un temps idéal pour courir. Je pars sur un rythme soutenu mais en maitrise pour ne pas me retrouver dans le rouge. Je me fais doubler mais cela ne m’inquiète pas, je gère ma course. Le 1er km passe très bien, j’arrive en haut plutot frais et je peux un peu allonger la foulée sur la partie roulante. Le parcours est vraiment très sympa, on passe dans les vignes et dans des chateaux. Avant de redescendre, on a même une magnifique vue sur la Dordogne. Je rattrape quelques coureurs, me fait également doubler, les niveaux de chacun prennent le dessus et hierarchise naturellement la course.

Arrive la 1ere grosse remontée ou je ne marche pas et trotinne jusqu’au haut avec une facilité qui me déconcerte moi même. Là ou j’avais complètement craqué l’année d’avant, tout se passe super bien. Après un ravito, on passe dans un tunnel ou un photographe nous attends au bout, c’est excellent.

Arrive enfin la dernière montée avec un vrai rédillon, je finis les quelques derniers metres en marchant, plus pour ne pas me mettre dans le rouge que par impossibilité physique, et je repars en courant. Ce sera ma seule partie en marche, je finis la dernière descente sans aucune retenue et redouble 2 concurrents puis c’est l’arrivée au stade.

Je n’avais pas ma garmin,  oubliée à la maison. J’ai du attendre le lendemain pour connaitre le résultat.

Je finis 148 sur 249 en 1h03. Pour comparaison, en 2011 je faisais 170 sur 220 en 1h07 et quelques soit plus de 4 minutes de gagnées. Super content de voir que l’entrainement finit par payer.

Le prochain parallèle sera soit la moulissoise ou je changerai peut être de distance, à voir. Ou bien la virée des galopins à Soulac.

Wait and see.

Retour sur l’Euskal Trail 2 X 25 km en 2 jours avec mon pote Christophe

Bonjour à vous,

 

Ça fait un petit moment que je n’ai pas écrit car j’étais occupé d’une part, et puis je n’avais pas encore digéré ce premier objectif majeur de ma saison.

On va commencer par le positif. Cette course est tout simplement extraordinaire sur plusieurs points. Ambiance au top, organisation irréprochable, les bénévoles sont d’une gentillesse exceptionnelle, un gros gros merci à eux, les paysages sont superbes. Un pur moment de bonheur sur 2 jours, et chose assez inhabituelle en équipe. J’ai fait cet euskal trail avec un de mes meilleurs potes, on se connait depuis plus de 20 ans et on a fait les 400 coups ensemble. La vie familiale et professionnelle nous ont éloigné mais la connexion est toujours là  et c »était tout simplement génial de se retrouver pour ce défi.

Je lui avait mis un peu la pression les mois précédents, et il s’est vraiment bien entrainé au point qu’au bout du compte, c’est lui qui m’a attendu. Parce que de mon côté j’en ai chié.

Pourtant, j’avais fait quelques sorties en montagne, et même une sara korrika. Ca n’a clairement pas suffit.

 

Euskal trail étape 1 : 25 km  1250 de D+

On part assez vite, Christophe a du mal sur les 5 premiers kms, il tire la langue alors que je suis facile. Mais ce n’était que la mise en route, et il se refait vite une santé au point d’un peu trop forcer et se retrouve à nouveau en difficulté sur une grosse montée. Je l’attends et tout va toujours bien pour moi. Puis, arrive le 15 eme km et une montée terrible après le ravitaillement à Banca, et à partir de là, les crampes m’assaillent petit à petit. On finit en marchant, et tous mes muscles des jambes sont tétanisés, doubles crampes des 2 côtés. Là, grosse inquiétude pour le lendemain. En rentrant, je passe par la case pharmacie, et implore le praticien de me trouver une solution miracle pour le lendemain. Il me donne un truc qui s’appelle sportéine, homéopathique. Je le regarde genre tu te fous de moi ou quoi. Il soutient mon regard et m’assure que ça marche. Il me conseille d’en prendre un dès ce soir.

Dubitatif mais désespéré, je m’exécute.

Retour sur l'Euskal Trail  2 X 25 km en 2 jours avec mon pote Christophe dans courses euskal-trail-etape-1

 

Euskal trail étape 2:  25 km encore, 1250 de D+ à nouveau

Conformément à ce que m’a dit le pharmacien, et ce que dit la notice également, je prend une pastille de sportéine avant le départ.  Nous nous élançons avec l’objectif d’être un minimum devant pour ne pas être bloqués dans les premiers singles. Mais très vite, j’ai une grosse douleur au niveau du genou droit, douleur tendineuse, c’est donc ça le fashia lata?

Terrible, ca m’oblige à marcher dès que le terrain varie. Je ne peux pas enchainer en courant une descente puis une montée si petite soit elle. On a pas fait un km que je me dis que si ca continue comme ça, pour la 1ere fois de ma court carrière, je songe sérieusement à abandonner.

Oui mais voilà, Christophe est là, il me soutient à bloc, m’attend et ne me met aucune pression. Alors je serre les dents et je me tais. J’avance comme je peux en trotinnant et les kms défilent. Passés les 5 premiers kms roulants qui ont été un calvaire, la premiere grosse montée m’apparait comme un soulagement. La marche presque rapide ne me fait pas mal, et la montée se passe bien. Je redoute la longue descente qui suivra. Arrivés en haut, et après s’être fait doublés par les 3/4 du peleton, nous entamons la longue descente. Le paysage est magnifique, on discute avec les gens autours, l’ambiance est vraiment top. J’ai mal mais ca reste à peu près supportable. Je prends mes sportéines toutes les heures et demi, et ca marche. Zero crampes à l’horizon, juste cette p….. de douleur au genou qui m’empeche de lacher les chevaux. Rageant surtout que Christophe est dans une forme olympique en ce 2nd jour. Les kms passent, on prend un énorme orage sur la gueule à partir du 17 eme kms. Mais bien équipé pour la part, ca me fait ni chaud ni froid. Par contre, Christophe n’a qu’un coupe-vent  et lui il prend cher. Je me force autant que je peux à courir pour qu’il se réchauffe un peu. La pluie a rendu la dernière descente très boueuse, mes hoka bondi qui jusque là avaient été tout à fait correctes se retrouvent totalement inutiles. Je dois donc en plus gérer une adhérence des plus précaires. Immanquablement, je finis par me viander à côté d’un abreuvoir ou bien sur, les vaches du coin ont laché de magnifiques bouses qui se sont mélées à la boue…. baaaaaaaa…. je m’essuie comme je peux dans les fougères. Dégueu mais mord de rire quand même, si ca c’est pas de l’aventure…

On finit dans le dernier quart du peleton, vraiment heureux d’avoir surmonté ce défi. L’objectif était de finir, c’est fait. On a clairement le potentiel pour pouvoir faire beaucoup mieux. Je regrette amèrement mon dernier mois avant cet évènement que je n’ai pas su gérer correctement. Je m’étais blessé à la cuisse gauche sur ma sortie à la Rhune sans m’en rendre compte, ce n’est que 1 semaine après alors que j’avais toujours une courbature à cette cuisse que je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond. Je me suis mis au repos forcé pour récupérer au mieux, du coup je suis vraiment arrivé en trop petite forme pour ces 50 bornes. On ne m’y reprendra plus, on s’est donné rdv avec mon pote pour l’année suivante et cette fois, profiter plus du parcours avec un côté plus sportif en perspective.

Mes regrets sont donc ces défauts de forme, crampes le 1er jour, douleur horrible au genou le 2nd. Je vais clairement opter l’année prochaine pour des bâtons je pense, je validerai ça sur mes prochaines sorties en montagne.

euskal-trail-etape-21 dans courses

Bref, un must que je recommande les yeux fermés. Il faut un minimum de condition physique mais cela reste à la portée de beaucoup de monde, sans être un traileur averti. Le maître mot est la convivialité et l’esprit d’équipe. A faire avec un bon pote pour des moments inoubliables.

 

Sortie #86 Sare La Rhune Sare

Bonjour,

 

Etant au pays basque le week end dernier, je n’ai pas résisté en dépit du temps peu clément à faire une sortie sur mon spot préféré du moment à savoir la Rhune. De bon matin, je m’élance à l’assaut depuis Sare de cette montagne au sommet dans les nuages ce jour là. Je prends en milieu de montée une bonne dose de pluie, pas grave, je suis chaud et bien protégé. Je surprends un vautour à moins de 10 metres après un surplomb, le pauvre a du mal à s’envoler et j’en profite pour admirer l’envergure phénoménale de ce rapace. Les pottocks ont mis bas et ce sont de nombreux petits poulains qui gambadent sur les pentes pas trop loin de leur mère, c’est excellent. Je n’ai pas pu emmener mon téléphone portable pour faire des photos, plus de batterie et c’est bien dommage.

Arrivé au col des 3 fontaines, je bifurque vers la Rhune au lieu de la brèche d’Atekaleun. J’arrive au sommet dans les nuages, et donc je ne peux pas profiter de l’incroyable panorama. Hoooo zut alors, ça me fait un prétexte pour revenir une autre fois.

J’ai fait la montée en mode randonnée, juste pour emmagasiner du D+, 900 m pour cette sortie.

Petite nouveauté, j’ai succombé et acheté ma paire de running pour cet été, mes toutes nouvelles Hoka Bondi B que j’ai inauguré ce jour. Ok, les bondi ne sont pas prévues à la base pour la montagne, mais je me suis dit que si Cristophe Saux s’en sert, alors pourquoi pas moi. Pour tout dire, ma paire de Pegasus trail était encore toute mouillée suite au lavage après le trail boueux de Baurech. Et j’ai adoré l’oversize surtout sur la descente. Un peu peur au début car l’extérieur de mon pied droit frottait sur la chaussure, mais après quelques kms, la chaussure s’est adaptée. En tout cas, j’ai pu faire la descente d’une traite, ce que je n’avais pas encore pu faire. Mes jambes commencent enfin à assimiler ce type d’effort.

Ce n’est pas encore forcement ça, 2 jours après cette sortie, j’ai encore de grosses courbatures. Cette sortie me prépare quand même pour l’Euskal trail qui arrive à grand pas. Mon compère s’entraîne aussi, il me tarde même si je sais qu’on va souffrir, surtout le 2ème jour. C’est juste dans 10 jours…

En attendant, et faute de mieux, quelques imp écran du site garmin avec la trace sur la map google et le profil altimétrique de la sortie:

Sortie #86 Sare La Rhune Sare Sare-La-Rhune

 

Sare-La-Rhune-Sare

 

 

Sortie #85 Trail des anonymes à Baurech, c’est fait

Bonjour,

Hier soir, je me suis posé après le taf et je me suis: « Tiens, demain, je ne travaille pas. Je devrai pouvoir aller courir ». Je consulte ma douce pour voir ce qu’il est prévu au programme, et au final j’ai la matinée de libre ! Enorme ! Je vais pouvoir aller faire un trail ! » Je regarde les trails à cette date et il se trouve que le 1er mai, en plus de la Martillacaise que j’ai fait l’année dernière, il y a le trail des anonymes (une asso d’étudiants à Bordeaux) à Baurech. Vu la météo des 3 dernières semaines, je m’attend au pire.

Sortie #85 Trail des anonymes à Baurech, c'est fait dans courses trail-des-anonymes

Les 5 premiers kilomètres, c’est tout plat. Plat et humide, la pluie en quantité exceptionnelle qui est tombée en avril a rendu les chemins boueux comme ce n’est pas permis. Après 200 mètres, chaque chaussure fait 1 kilo. Heureusement, il fait beau, l’ambiance est conviviale, les gens sont contents d’être là. Ensuite, ca monte et ca descend, avec des passages en dévers dans les bois relevant plus du patinage que de la course à pied. Au global, les zones pentues restent praticables et le parcours est vraiment plaisant. Au passage d’un chateau, il y a même du vin à boire. Le balisage est parfait, aucune possibilité de se tromper. Un très bon moment passé en dépit de l’état catastrophique du sol par endroit, un grand bravo à l’organisation et aux bénévoles qui ont su par leur attention et leur gentillesse rendre possible cet évènement.

Côté résultat, je ne l’ai pas encore. Je termine beaucoup mieux que la Sara Korrika, normal c’est moins long et beaucoup moins dur. Je ne suis pas dernier, ça c’est sur. En tout cas, niveau sensations, et même si je n’ai pas couru depuis 10 jours, je suis assez satisfait de ma prestation. Après les forts pourcentages des Pyrénées, j’ai pu envoyer ici dans les descentes et reprendre les places perdues en montées. Le dénivelé reste faible, 200 de D+ sur 9 des 14 kilomètres de la course mais c’est toujours ça de pris.

Encore 18 jours avant l’Euskal trail… Il me tarde.

 

A bientôt pour de nouvelles aventures

 

 

Cours toujours

Bonjour,

En avril, fait ce qu’il te plait. Ha non, c’est en mai ça. Alors en avril, fait pas trop le viril.

Ca fait un petit moment que je n’ai pas donné de nouvelles, je cours toujours quoique cette semaine faute de temps à cause du boulot je n’ai pu chausser les running. Depuis la Sara Korrika, j’ai fait 7 sorties pour un total de 77 kms, ca fera un petit mois mais c’est mieux que rien.

L’Euskal trail se profile, plus que 3 semaines et niveau prépa, je suis pas bon du tout. J’ai beau chercher une vrai bonne côte pas trop loin de chez moi, je suis dépité, c’est désespérément plat. Il pleut mais ça ne me dérange pas, au contraire. Je réfléchis sur ma prochaine paire de running plutôt route en prévision du marathon de Lege Cap Feret d’octobre prochain. Je suis très tenté par des Hoka Bondi , je crois que je vais craquer. Le virus Hoka a encore frappé.

J’irai peut être faire un tour au semi de Lege Cap Feret le 8 mai, je risque d’être un peu court au niveau de la forme mais ca reste 21 bornes et j’ai assimilé cette distance. Objectif, passer sous les 2 heures. Ce qui est largement jouable sauf accident. On verra bien.

A bientôt

Sortie #77 Sara Korrika trail ? C’est fait !

Bonjour,

 

Alors oui j’ai pris mon temps pour digérer l’évènement et faire ce CR. Il fallait ces quelques jours pour prendre le recul nécessaire pour analyser ce qu’il s’est passé et les sentiments différents voire opposés qui en sont ressortis.

Mais revenons au dimanche matin ou j’arrive sur le village de Sare que je commence à connaitre maintenant. J’arrive une heure avant pour retirer le dossard et prendre la température. Je n’ai jamais vu sur les trails faits jusqu’à maintenant autant de gars affûtés. Je croise sans me manifester, timidité primitive oblige, Nicolas Darmaillacq dit le Lémurien qui en plus d’être un traileur performant tient sur la toile un blog hyper intéressant sur son activité internationale notamment, il a fait le Mont Cameroun !!!!! Respect. Bref, ca parle pas mal basque, espagnol aussi, ca sent le rendez vous de ce début de saison. Le temps est magnifique, le soleil va cogner même si nous ne sommes qu’en mars. Je rencontre Fred avec ses brooks, et nous discutons un peu avant le départ. Il finira en 2h47 ce qui est un excellent temps, un gros bravo à toi Fred !

Info importante, le speaker pré course nous annonce la barrière horaire au 15eme kilomètres à 2h15 alors qu’elle  était annoncée à 2h30 sur le web.

Le départ est donné, connaissant l’ampleur de la tache, je pars prudemment et très vite ca monte raide. Je suis bien entouré avec beaucoup de gens devant mais quelques uns derrière aussi. Nous sommes tous à la peine, mais j’en garde encore pas mal sous la semelle pour ma part. Arrivé au col des 3 fontaines, la file est déjà très étirée avec souvent plusieurs mètres entre chaque coureur. Je profite du plat autour du col pour relancer et j’attaque la montée vers la brèche d’Atekaleun que je connais bien aussi. C’est dur mais ca passe bien et j’arrive en haut de la 1ere ascension dans un bon état de fraicheur. Le 1er ravito est 200 metres plus bas, je bois quelques verres d’eau et je repars. Il n’y avait rien à manger, dommage (c’est le ventre sur patte qui parle).

Le chemin part sur la droite, en légère descente, de quoi courir, c’est le pied. Après une partie descendante très raide, nous retrouvons un chemin forestier et c’est parti pour de la descente ou on peut courir sans s’exploser les jambes. Un pur moment de running. Je consulte régulièrement ma montre pour surveiller que je vais bien passer avant la barrière horaire. Et je m’inquiète quand même un peu. Alors j’accélère à mon rythme hein. Mais pour ma part, je suis pas de loin de « à fond ».

Arrive le 14eme kilomètre sur ma garmin, et nous en sommes à 1h58… Tout va bien me direz vous, sauf que là, au détour d’un virage à 90 degrés, boum ! La montée ! Le mur ! Et l’énergie tout à coup me quitte, je pousse sur les jambes mais je rame. Je cherche du regard la table et les gens qui diront stop mais nous tournons autour de la montagne sans voir plus loin que 30 mètres devant. Je scrute la garmin toutes les 2 minutes, je passe les 15 kilomètres en 2h06 et toujours pas de table de contrôle. WTF ??? (What’s The Fuck, en français ca donne « mais qu’est ce que c’est que ce bordel?). Ca monte toujours très dur et je me dis que s’ils m’arrêtent alors que j’ai déjà fait les 15 kms réglementaires pour la barrière j’hurle. 2 autres coureurs à mes côtés se posent les mêmes questions.

Finalement au 16eme km, nous nous rendons compte que si barrière horaire il y avait, nous l’avions passée. Là je déconnecte, mentalement je suis vidé. Je décide de rentrer avec les moyens du bords, cette seconde montée est terrible. A mi-hauteur, j’ai un douloureux blocage tendineux au niveau de la cheville gauche. Et pas de ravito avant 700 mètres de montées minimum, aie. J’ai mal. Ouille. Bon, ben c’est pas grave, je serre les dents et je la ferme. Je monte un pas après l’autre, après 15 minutes pour 100 mètres de faits, la douleur s’estompe petit à petit. Incroyable ce que le corps arrive à faire quand on n’a pas le choix.

Je finis par arriver au dernier ravito km 18, bonne nouvelle il n’y a plus d’eau… Et ma poche à eau est… vide bien évidemment. Je me gave de coca et de jus d’orange, je pars avec un gobelet de coca pour les 200 mètres de montée restants. En plus, il fait chaud, le soleil tape dur. J’avoue que j’ai pensé à abandonner, mais ma « crampe » tendineuse est passée, et l’abandon ne fait pas partie de mon vocabulaire. Je sais que ca va être dur mais je repars. Appelez ça de l’inconscience. Il parait que le basque est tétu… je confirme.

Je bascule pour la dernière fois sur la brèche et j’entame la dernière partie. Encore un peu plus de 6 kilomètres de descente avec une nouvelle crampe aux ischios de la jambe gauche, aie. J’ai mal. Là j’en chiais déjà mais c’est à ce moment que j’ai compris que la fin serait très très très longue.

Je patiente un peu, là encore pas le choix, faut descendre d’une façon ou d’une autre. Surtout que l’on voit en contrebas le village de Sare, j’entends même la sono. Je repars et je finis tout doucement pour ne pas réveiller mes crampes en marchant, et un semblant de course quand c’est plat vers la fin.

Je finis par boucler mon périple en 4h33, et je ne suis pas dernier !!!!!! Objectif ne pas finir dernier atteint ! Sur 587 inscrits, nous sommes 495 arrivants. Si tous les inscrits sont partis, cela fait quand même 15% d’abandons, je trouve ça énorme. Mais en phase avec la difficulté du jour.

Le premier fait 1h56, à près de 13km/h de moyenne… un truc de malade, je n’arrive pas imaginer à quelle allure il a fait le parcours.

Conclusions:

1- Le trail en montage, c’est pas de la gnognote

2- En dépit de mes sorties préparatoires, je suis loin du compte. Aujourd’hui 3 jours après j’ai encore de grosses courbatures, je les aurai encore demain.

3- J’ai clairement quelques kilos de trop pour être à l’aise sur ce type d’épreuve. Autant sur le plat, je peux courir et assurer, autant en montagne je dois perdre un peu pour limiter les impacts dans les descentes et monter plus facilement.

4- Après la déception d’une fin de course catastrophique, je réalise que je suis quand même arrivé au bout et j’en suis fier.

5- Je reviendrai ici l’année prochaine avec cette fois une préparation que je vais déjà entammer.

6- Cette épreuve aura été une excellente préparation pour l’Euskal trail du mois de mai qui arrive, et qui à priori sur le 2X25 que je vais faire est moins difficile.

 

J’avais mon fan club sur cette épreuve mais ils m’ont raté, j’ai été trop lent. Ci dessous quelques photos de cette magnifique journée.

 

Crédits photo: Patatrac (il se reconnaitra)

 

Sortie #77 Sara Korrika trail ? C'est fait !  dans courses IMG_1813-1024x768

Tout en bas là bas, la baie de St Jean de Luz

 

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Avec un petit zoom, magnifique.

 

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La sacro sainte Rhune

 

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Le fameux petit train de la Rhune

 

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La montagne basque, au fond le côté espagnol

 

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C’est par là

 

Voilà pour ce superbe trail, le premier frenchy Maxime Cazajous est 5eme et devient champion régional de skyrunning. Je recommande parce que c’est dur, c’est beau et c’est fort.

Gora Euskadi

Sortie #75 Prépa trail, ouille ouille ouille

Bonjour,

Alors dimanche matin, comme prévu, j’étais au fronton de Sare. Prêt à en découdre et à passer la brèche d’Atekaleun, voir enfin ce qu’il se cachait derrière cette montagne. Je pars vers 8h30, j’initialise ma garmin 405 sur le mode parcours et je pars. Oui mais voilà, apparemment je ne suis pas parti du point alpha du parcours, du coup, le mode guidage ne fonctionne pas et il pointe inlassablement le point de départ. 2 kms après lorsque je m’en rends compte, il est trop tard. Je n’ai vraiment pas envie de me retaper 4 bornes de plus surtout que je sais que ce qui m’attend, c’est du lourd.

Le tracking GPS fonctionne quand même, j’aurai ma trace à posteriori pour l’étudier donc ca me va. Je commence la montée, les sensations sont bonnes, je marche pas mal surtout et je profite du paysage. Tout au long de la montée, je passe par de petites bergeries d’estives utilisées l’été par les bergers et leurs troupeaux.

Sortie #75 Prépa trail, ouille ouille ouille dans entrainements cayolar

Celle ci est très bien entretenue, c’est la plus basse et elle semble aménagée. J’ai l’impression qu’elle sert plus aux humains qu’aux brebis. Un peu plus haut, ce sont de vraies bergeries d’été bien rustiques.

Je continue cette première montée vers le col des 3 fontaines que je connais bien maintenant sans me perdre. J’en profite à mi parcours pour prendre 2 photos du panorama.

au-loin-Biarritz-1024x613 dans entrainements

Tout au fond, c’est Biarritz. Ca se voit pas forcement là tout de suite, mais c’est bien ça.

De l’autre côté, en haut la Rhune:

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Je croise un coureur à fond dans son trip sur cette montée. Je lui lance un bonjour mais il ne me répond pas. Je suspecte un basque espagnol qui n’a pas voulu comprendre, il monte vite, c’est bien, je suis content pour lui mais je trouve dommage cette attitude. Je suis basque aussi, et je ne cautionne pas ce comportement. Ou alors il était sourd… Mouais… Passons. J’atteins le col des 3 fontaines et je profite de randonneurs au loin qui semblent monter également sur la brèche d’Atekaleun. Ouf, je n’aurai pas besoin de me poser trop de questions sur le chemin à prendre.

Je poursuis et tout se passe toujours bien, j’arrive en haut presque frais comme un gardon. L’autre versant est magnifique, très vallonné avec de multiples chemins possibles. J’essais de me remémorer le tracé vu sur openrunner de la Sara Korrika mais je n’ai aucun repère. Je suis largué. Vais je faire demi tour? Non non non, même pas peur, je m’élance dans la descente et je prends le chemin principal sur la gauche. Je descends, descends, et descends encore, et j’arrive tout en bas et là je ne sais pas par ou revenir pour remonter par un autre chemin d’ou je viens. Je réfléchis un peu, je pourrai tenter à nouveau l’aventure mais j’ai un peu morflé sur la descente alors la sagesse me revient tout à coup et je repars sur mes pas. Là au moins, je sais d’ou je viens. C’est reparti pour 3 kilomètres de montée très sèche, je recroise des randonneurs qui doivent me prendre pour un fou ou un super sportif… la blague. Le constat est que la montée, ca passe plutôt bien. Je retrouve la brèche et je repars pour la descente vers le col des 3 fontaines. Au fameux col, je descends d’ailleurs un peu trop bas et voilà qu’il faut que je me retape du dénivelé pour retrouver mon chemin . C’est à ce moment que bip bip mon garmin me lache, après 15 kms et 3h15 de tracking… Je peste, c’est moche moche moche ! 3h15 d’autonomie ! Elle va partir au SAV Garmin cette 405, c’est pas normal ça.

En plus, je prend une alerte sur le quadri gauche. Ouille ouille ouille, le retour s’annonce compliqué. Du coup je reste très droit dans la descente et mes muscles au dessus de mes genous hurlent. Je m’arrête régulièrement pour étirer le tout. Je finis très tranquillement, je ne veux surtout pas me blesser. Au total, ce sera une sortie de 22-23 kilomètres avec 1500 de D+ et autant de D-, une bonne prépa pour habituer mon corps de coureur de plaine à cet effort si particulier.

En complément de ma sortie précédente, je pense que ce sera suffisant même si je ne me fais aucune illusion, le trail du 25 mars sera très difficile pour moi. J’ai 15 jours pour récup, faire un peu de gainage et prendre des forces.

Autant j’ai géré l’effort en lui même, autant la période post effort a été compliquée. J’ai pris je pense un coup de chaud et j’ai dormi toute l’après midi, ainsi que toute la nuit qui a suivi avec en plus un bon mal au crane. Et puis vient l’effet kiss cool, lundi et surtout aujourd’hui mardi, de grosses courbatures aux jambes. Mais je m’y attendais cette fois et je gère beaucoup mieux.

Place au repos et à la récup. Je vais tenter une sortie cool VTT mercredi ou jeudi. Il me tarde déjà le dimanche 25 mars ! Oui je suis un peu maso sur ce coup.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Marathon des villages 2012, je suis inscrit !!!

Bonjour,

 

Marathon des villages 2012, je suis inscrit !!! dans courses marathon-des-village

Ça y est, les inscriptions pour le marathon des villages 2012 sont ouvertes et j’ai sauté le pas pour cet nouvel objectif majeur de la saison. Ce sera le dimanche 7 octobre, ca me laisse toute la rentrée pour préparer sereinement cet évènement, mon tout premier marathon.

L’objectif sera à l’identique de toutes mes courses: finir. Après, d’ici là, faudra voir si je peux taquiner les 4 heures… ou pas.

En attendant, je cours chez moi, sur mon parcours tout plat.

Sortie #73 de nuit, 13.6 km à la frontale avec passage au bois du Burk.

Et aujourd’hui sortie #74 de 21.7 km en 2 heures et quelques, super bonnes sensations même si la fin était un peu difficile. Le temps était top pour courir, de la pluie par alternance mais bien couvert sous ma casquette et mon haut Kalenji étanche, pas de problème. C’est définitivement mon temps préféré pour courir. J’ai remis un peu de volume cette semaine parce que le début février n’a pas été très productif, ça me fait une semaine à 47 kms, un peu plus en phase avec mes objectifs de l’année.

Allez vivement dimanche prochain pour aller taquiner le pottok au pays basque.

Prochaine course: la Sara Korrika le 25 mars 2012 !!!

Bonjour,

 

Mon prochain défi devait être un trail au pays basque espagnol, le Talaia Bidea entre Donostia et Hondarribia. Oui mais voilà, 5 heures après l’ouverture des inscriptions sur le site des courses basques, kirolprobak pour ne pas le citer, tout était pris. Je pouvais seulement m’inscrire sur liste d’attente…

Disons le clairement, j’étais déçu. La vidéo vue sur le site de Nicolas Darmaillacq dit le lémurien m’avait emballé et je faisais de ce trail une priorité de ce début de saison. Ce sera pour une prochaine fois.

Je me suis alors demandé sur quoi j’allais jeter mon dévolu. Et j’ai repensé à mon impro trial sur la Rhune à Sare. J’ai regardé la date officielle du trail du coin et ça tombe exactement le même jour que le Talaia Bidea. Ni une ni deux je m’inscris en motivant mon sportif de cousin pompier et un ami qui court comme un lapin pour qu’ils fassent de même.

Et comme quelques images valent mieux que de longs discours, la Sarra Korrika, c’est ça:

 

Prochaine course: la Sara Korrika le 25 mars 2012 !!! dans courses sara-k2parcours_heguy dans entrainements

Voilà , 25 km avec de super paysages entre mer et montagne.Et l’air de rien 1440 de D+ avec des pentes à plus de 40% ! Cette course fait en plus partie du championnat régional de skyrunning, il y aura donc du monde, je vais encore finir dans les méandres du classement. Tant que je ne suis pas dernier, ca me va, quitte à faire le sprint contre le vétéran 23 de 88 ans sur la ligne d’arrivée. Infame que je suis !

J’ai prévu une nouvelle sortie sur ce spot le dimanche 11 mars matin pour reconnaître un peu le parcours sans en faire la totalité je pense.

 

En attendant, je cours chez moi à Merignac. Sortie #71 vendredi 24 février de nuit sur 10 km tranquille.

Beaucoup moins fun, je suis allé courir mardi dernier, sortie #72 au bois du Burk. 4 tours et 11.5 km dur dur dur avec le retour du soleil et 10°C de +. Mon corps n’aime pas quand la température monte surtout aussi brutalement. Je m’étais bien habitué à courir autour du zéro. Et ça commençait même à bien me plaire. J’ai souffert en me traînant, en suffocant comme un poisson rouge hors de son bocal. Bon j’exagère un peu mais c’était pas loin.

Bon ben y’a plus qu’à se préparer hein, go courir quoi.

 

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